Pas facile d’être numéro 2

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Hier soir j’ai eu l’occasion d’assister au « Opérateur historique » Memorial Van Damme au stade du Heysel, comme vous le savez (probablement mieux que moi), dernier volet de la Golden League d’athlétisme et meeting réunissant un ensemble de grands noms en fin de saison.

L’athlétisme étant à peu près aussi star-system que le football, il n’y avait d’yeux que pour quelques noms, et ces noms deviennent parfois plus important que la compétition en elle-même. Ainsi, exemple type, l’évènement de la soirée de hier, celui qui méritait que Didier Bellens se déplace pour remettre la médaille, n’était pas le 100m hommes comme d’accoutumée, mais bien le 200m. Pourquoi? Pour un nom, Usain Bolt, le showman hors-catégorie du sprint.

Quand Usain Bolt court le 200m, à l’arrivée, il est le premier avec une confortable avance sur les suivants et cela attire les médias et les yeux du public comme des mouches, ce qui donne à peu près ceci:

Usain Bolt au Van Damme

Foule qui acclame, attention complète, mimiques, tout y est. Par contre, quand on recule et que l’on élargi le champ, on ne peut s’empêcher d’avoir une pensée pour tous les autres qui ont couru ce 200m en des temps inférieur à 21 secondes et dignes de records du monde il y a 40 ans d’ici: ils sont tout bonnement ignorés de presque tous…

Memorial Van Damme, arrivée du 200m homme

Alors que Bolt a l’attention de tous, les deux autres concurrents à l’avant de l’image semblent presque attendre que le responsable en costume finisse sa conversation au GSM pour s’occuper d’eux. Ca ne doit pas être facile tous les jours d’être numéro deux à un tel niveau…

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